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Mikhaël Aïvanhov

27/09/2022

Formation spirituelle

Mikhaël découvre en 1909 le Livre des Proverbes de Salomon, qui lui donne l’envie de se développer ésotérisme spirituellement[réf. nécessaire]. À l’âge de treize1 ou dix-sept2 ans, à Varna, Mikhaël Ivanoff rencontre le maître spirituel Peter Deunov dont il va suivre l’enseignement ésotérique chrétien.Mikhaël Ivanoff en 1937

Selon le professeur Lee Irwin[réf. souhaitée], c’est en 1917, à la suite d’expériences mystiques intervenues dans sa seizième année, que Michaël[Qui ?] Ivanoff rencontre à l’âge de dix-sept ans le professeur spirituel (terme bulgare : Uchitelyat) Beinsa Douno, pseudonyme de Peter Deunov, qui « devint son enseignant spirituel pendant les vingt années suivantes »3.

L’indication de cette formation spirituelle se retrouve dans plusieurs autres analyses, notamment dans L’occultisme à Paris, de Pierre Geyraud4, et dans L’anthologie de l’ésotérisme occidental de Pierre Riffard5.

Départ pour la France[modifier | modifier le code]

Deunov l’envoie ensuite en France afin de préserver son œuvre de la menace communiste1 et Mikhaël quitte son poste de directeur de collège près de Sofia, et ses proches.

Arrivé en France le 22 juillet 1937, il perfectionne sa connaissance du français en écoutant les gens et la radio, en allant au cinéma et au théâtre. Il donne sa première conférence publique à Paris le 296 ou le 31 janvier 1938, à la Salle du Luxembourg, place de la Sorbonne. On l’appelle « frère Michaël »7. Ses conférences sont sténographiées et seront publiées ultérieurement.

Seconde guerre mondiale et suites[modifier | modifier le code]

La guerre rendant impossibles les réunions publiques, le groupe qui l’entoure loue en 1942 une maison à Sèvres dans le jardin de laquelle, presque tous les matins, ils suivent le lever du soleil avant d’écouter parler Mikhaël IvanoffFBU 3. En 1947, ils achètent une villa à l’abandon[réf. nécessaire], renommée « Izgrev » (« lever de soleil », en bulgare) dans le haut de la ville de Sèvres. C’est là qu’il vivra de nombreuses années et que se trouvera plus tard le siège de la Fraternité blanche universelleFBU 4.

Après la guerre, le lieutenant-colonel Lagarde signe un certificat attestant de son engagement dans la Résistance à partir de 19438.

En 1945, il apprend le décès de Peter Deunov, alors qu’il voulait préparer sa venue en France.

En 1946, un premier recueil des conférences de 1938 est publié sous le titre Amour, Sagesse, Vérité, avec une introduction de Lanza del Vasto.

Condamnation[modifier | modifier le code]

En 1947, « un aventurier qui se faisait appeler prince Cherenzi Lind, Maha Chohan (Grand chef) et Suprême Régent du Royaume de l’Agartha »FBU 5,9, soupçonné par la police d’être un ancien nazi passé au service des Soviétiques10,11, se lie avec Mikhael Ivanoff avec qui il entretient des « relations cordiales » : ils reçoivent ensemble à Sèvres, d’après Pierre Péan12, et ils organisent ensemble le « Congrès Spirituel de Grande Fraternité blanche universelle ». Leur rupture violente provoque la dénonciation par le « Maha Chohan » de la Fraternité blanche universelle à la police13 (cela ne l’empêche pas d’être interdit de séjour en 195010) ; la raison serait que Mikhael Ivanoff aurait refusé d’être un agent soviétique14[réf. à confirmer].

Arrêté le 21 janvier 1948, connu d’après Pierre Péan, « pour des pratiques alliant occultisme à la sexualité la plus débridée12 », mais sur base, selon Pierre A. Riffard, de « faux témoignages »1, Mikhael Ivanoff est condamné le 17 juillet 1948 à quatre ans de prison et dix ans d’interdiction de séjour15 par la 12e chambre correctionnelle de Paris, pour « excitation de mineures à la débauche »[réf. souhaitée] (on parle de « viols »16,15,17 — « quatre jeunes danseuses » pour Pierre Péan12).

En février 1950, Walter Farr, du Daily Mail, rapporte que la police et le contrespionnage français seraient convaincus que les preuves ont été fabriquées par les communistes bulgares11. Le jugement est réformé en appel le 24 mars 1950, et il est condamné pour « outrage public à la pudeur », ce qui réduit la peine à 30 mois d’emprisonnement[réf. souhaitée]. Il est donc libéré ce jour-là de la prison du camp de la Châtaigneraie, à La Celle Saint-Cloud, après deux ans de détention15,FBU 2. Le garde des sceaux aurait, selon la FBU, envoyé une lettre d’excuses pour « avoir illégalement influencé la décision du juge » qui l’avait condamnéFBU 6. Les disciples de Mikhaël Ivanoff interviennent dès 1962 pour témoigner en sa faveur dans la presse18.

Le centre du Bonfin[modifier | modifier le code]

Mikhaël Ivanoff fonde, en 1953 dans l’arrière-pays de Fréjus, « un centre de ressourcement spirituel, un lieu d’étude et d’application des vérités initiatiques, et surtout un foyer de vie fraternelle », le centre du Bonfin, dans un endroit « peu facile d’accès à l’époque, mais toujours ensoleillé »19. Mikhaël Ivanoff reprend ainsi son activité d’enseignement jusqu’à son départ pour l’Inde.

En Inde[modifier | modifier le code]

Le 11 février 1959, il part pour l’Himalaya, le Cachemire, Gulmarg, Calcutta, Tiruvannamalaï, Ganeshpuri. Selon son témoignage, il rencontre en Inde différents maîtres spirituels, dont Mā Ānanda Moyī (1896-1982), Spiwāmi Nityananda (1896-1961), Anāgārika Govinda (1898-1985), swāmi Shivananda (1887-1963), et surtout, le 17 juin 1959, Neem Karoli Baba (en) (?-1973)20, qu’il assimile plus ou moins[réf. souhaitée] à Mahavatar Babaji, croisé par des yogins dès 186121. D’après lui, Neem Karoli Baba l’appelle the French Sadhu (le sage français)FBU 7.

Développement de l’enseignement[modifier | modifier le code]

Sous le nom d’Omraam Mikhaël AïvanhovFBU 8, il rentre d’Inde en France un an plus tard, le 9 février 1960. À partir de ce jour-là, il sera appelé « Maître » par ses disciples15,22,23. Il exerce alors une autorité sans partage sur le mouvement, jusqu’à ce que la vieillesse lui impose de déléguer24.

Durant les années qui suivent, il partage son temps entre voyages et enseignement, visitant les lieux saints de la planète, donnant plus de 5000 conférences.[réf. nécessaire] Dès avril 1974 commencent à paraître ses Œuvres complètes aux éditions Prosveta, à Fréjus, en 32 tomes.

En 1985, il enregistre un message humanitaire dans le cadre du Live Aid25. Interviewé à l’occasion de sa réception d’un prix de la Smithsonian Institution remis pour l’ingénierie de la diffusion TV internationale du Live Aid, Hal Uplinger (en), affirmera que cette intervention fut déterminante dans son investissement personnel pour la réalisation et le succès de cet événement.

Il décède au Bonfin, près de Fréjus, le 25 décembre 1986, quelques mois avant la publication de son décret de naturalisation à la nationalité française26, pour lequel il a reçu le soutien des députés Pierre Billotte et de Maurice Chevance15,27